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ACTUS

 Jacques Faubert  prend donc les rênes de l’un des principaux syndicats des formateurs freelances dans un contexte marqué par de fortes mutations de la profession. Rencontre.
Interview au Quotidien de la formation par Benjamin d’Alguerre (5 juillet 2016)

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INFOS PRATIQUES

 

Editorial du président fédéral

L'année 2016, en s'achevant, laisse un parfum particulier pour les professionnels de la formation, du conseil et de l'accompagnement professionnel que la CSFC rassemble, défend et représente.
 
D'abord, parce que le cadre de notre action a été sensiblement modifié :
 
  • De la mise en oeuvre de la Loi sur la Formation et le Dialogue Social (adoptée en mars 2014 mais qui commence seulement à produire vraiment ses effets, et dont le fameux Décret sur la qualité en formation de juin 2016 va structurer une partie notable du paysage et des marchés dès le début 2017) à la Loi Travail d'août 2016, dans ses différents volets.
  • Mais aussi du fait de l'émergence d'une nouvelle Norme en matière de Conseil (ISO 20700) qui devrait pouvoir constituer un levier important de professionnalisme et de traitement des conflits d'intérêts.
  • Mais encore parce que les règles fiscales et sociales ont bougé, tant pour les "micro-entreprises" (nous préférons parler encore d'auto-entrepreneurs !) que pour les "salariés portés" dont nous nous soucions.
  • Et "last but not least", parce que, sous le coup de la nécessité d'obtenir une meilleure représentativité et de s'efforcer de porter avec plus de force les attentes et les revendications des "petits" (solo-entrepreneurs et TPE), notre Confédération UNAPL s'est engagée dans une alliance avec les artisans de l'UPA : l'U2P, qui va profondément changer la donne et le paysage syndical français.

 

Pour faire face à tout ceci, il va nous falloir faire preuve de plus d'ambition que jamais ; de celle qui oblige à se dépasser, à différents points de vue, pour être "à la hauteur" des défis que la profession a devant elle et va devoir relever.

Car c'est bien d'ambition professionnelle collective qu'il s'agit et non de l'ego de telle personne ou tel groupe de personnes ni, non plus, de l'égoïsme corporatif de telle structure. A l'opposé de certains spectacles donnés en politique, le syndicalisme, bien compris et digne de ce nom, n'a pour seule raison d'être que de faire progresser les réponses aux attentes et aux besoins de celles et ceux qu'il entend défendre, dans le respect de valeurs telles que la solidarité et la reconnaissance de l'intérêt général.

C'est pourquoi 2016 (qu'en tant que citoyen on pourra regretter pour toutes les tragédies vécues aux 4 coins du monde, y compris en Europe, de Nice à Berlin) aura été, malgré tout, pour notre profession, une importante année de transition.

  • Transition vers un "nouveau monde du travail", dont la complexité et les bouleversements profonds, des repères sociaux et des dynamiques internes, avec un impact du numérique enfin reconnu, nous concerne au plus haut point : parce qu'il touche les entreprises, les collectivités et les associations pour lesquelles nous oeuvrons, en Conseil, en Formation et/ou en Accompagnement ... et parce qu'il ne nous épargne pas.
  • Transition entre une vision trop "classique" de la Formation, presque comme un en-soi, et une mobilisation de nos compétences (de toutes nos compétences et des compétences de toutes et de tous) sur l'ensemble de la "chaîne de valeurs" et la réponse à la transformation des entreprises et des compétences en leur sein (et de celles qu'il faut aller chercher, construire, faire coopérer...).
  • Transition, sans doute pour "être à la bonne échelle" (en termes d'action comme de représentativité, au plan des organisations "cousines" et/ou "voisines" qui disent, comme nous, vouloir affronter les défis de la période et tenter de leur apporter des réponses durables et qu'on puisse partager et porter ensemble.

 

C'est le sens qu'il faut donner aux contacts repris positivement avec nos collègues du SYCFI (qui nous ont quitté il y a quelques années) et à ceux qui commencent à être noués, tant avec des organisations qui nous sont proches au sein de l'UNAPL qu'avec des structures pour le moment "autonomes" mais qui auraient sans doute vocation à former avec nous un nouvel ensemble, à terme, tourné vers l'avenir, défendant de mieux en mieux les indépendants de la formation, du conseil, de l'accompagnement professionnel et des métiers connexes...

Nous y reviendrons en 2017, année d'une nouvelle "Biennale de la CSFC" (la précédente ayant eu lieu en mars 2015), occasion de rencontres et d'échanges, à laquelle vous serez, bien sûr, invité(e)s !

Et d'ici-là : bonnes fêtes de fin d'année !!!

Bien cordialement,

Jacques FAUBERT, Président fédéral
Décembre 2016